28 août 2009 – Rock en Seine, jour 1

Arrivée un peu tard « in da place », je me vois forcée d’accepter un triste sort : je ne serai certes pas à l’autre bout de la scène, mais pas bien près non plus… Disons que c’est acceptable pour un festival. A côté de moi, une fille assez corpulante, pour ne pas dire grosse, se plaint des gens qui ont des gros sacs… Je me retiens tout juste de dire un peu fort « ah non mais vraiment, ces personnes qui viennent en festival avec leur cellullite » (oui, j’ai tout le temps un gros sac, et alors ?). Mais je viens d’arriver, je préfère attendre un peu avant de déclencher des bastons (genre 30 ou 40 minutes).

Puis le groupe entre sur scène. Karen O arbore une tenue comme d’habitude très originale, et ça lui va tellement bien ! Ils entament un Runaway aussi frissonnant qu’il l’est sur disque.

La foule commence à se réveiller, autour de moi les gens se mettent à danser.

Soudain, sur Dull Life, j’aperçois Josh Homme (oui, enfin un sosie quasi parfait, c’est-à-dire un rouquin avec une chemise à carreaux rouges type bucheron canadien…). Ce garçon est en train de fendre la foule pour pouvoir se rapprocher du centre. Ni une, ni deux, je décide de le suivre. D’ordinaire, je peste contre les gens qui se permettent d’être aussi peu courtois. Mais c’est juste parce que je n’ose jamais le faire. Alors là, je profite de l’occasion et me faufile dans le sillon qu’il crée et me retrouve au milieu, là où ça bouge un max. J’y resterais pendant toute la durée du concert. Le public est réceptif, frappe des mains.

Plus je regarde les YYYs, et plus je les trouve improbables. Entre le batteur qui, s’il n’avait pas fait partie d’un groupe de rock ultra-connu, aurait eu le physique de l’emploi pour être geek à plein temps, le guitariste sosie quasi parfait de Nicola Sirkis (à moins que ce ne soit l’inverse) et Karen O, qui est Karen O. Qui aurait cru que ces 3 là en arriveraient là où ils sont ?

Bon, sinon, le concert a dépotté, un savant mélange des morceaux du dernier album avec ceux des précédents. En vrac et en non-exhaustif, Heads Will Roll, Gold Lions, Date With the Night (pendant laquelle Karen O arrose le public de geysers de confettis en forme de Y rouges brillants), Cheated Heart, Softshock, Runaway, Mars en quasi acoustique poignant…

Le concert fini, je décide de faire un tour dans le festival, question de prendre mes marques, et trouver quelque chose à manger en attendant Madness.

Ma super tartine et mon demi entre les mains, je me pose sur l’esplanade en face de la scène de la Cascade. Devant moi un groupe de jeune se roule un pétard monstrueux, et se font aborder par un mec. Ils parlent 2 minutes et demi et je vois le mec sortir quelques billets et le jeune lui couper un bout de la barrette qu’il tient dans les mains. Ils font ça ouvertement, ne cherchent même pas à se cacher un peu. Et là tu réalises que tu es dans un autre monde !

Je ne connaissais pas Madness, mais je me suis bien amusée ! Tout comme mes petits camarades à ma droite, à ma gauche, devant et derrière, j’ai sautillé tout du long. Ils sont bien évidemment joué leur tubes incontestés. Le chanteur a récupéré un Y rouge métallique trainant sur la scène, relique du concert des YYYs et se l’est collé sur le front. Il le gardera au long de plusieurs morceaux.

Puis je me dirige vers Vampire Weekend, connaissant ce nom, mais ne me rappelant plus très bien ce qu’ils jouent. Arrivée sur place, je me rends compte que j’ai une sacrée envie de faire pipi (oui, tout à l’heure je t’ai dit que je buvais un demi, mais en fait c’était une pinte…) et ce que j’entends ne vaut pas le coup que je me retienne…

Je me dirige ensuite vers Bloc Party, comme ça je ne serai pas trop loin. Tout comme Madness, je ne les avais jamais vu sur scène et je ne connais pas pas très bien leurs albums. Mais putain, quelle claque ! Ils sont génialissimes sur scène. Après la 3° chanson, le chanteur invite le public à dire au revoir aux photographes par un « Say goodbye to the photographers. Goodbye photographers ». Ils se tentent à l’electro et ca sonne plus que bien. Ils font cracher les guitares et ca sonne plus que bien. Sur un morceau, la guitare de Kele ne semble plus répondre aux coups de médiator. Qu’importe, il la pose, décroche son micro du socle et s’approche vers le public dans la fosse photographes. Subjuguée par ce groupe, je renonce à partir avant la fin pour voir le début d’Oasis.

Le concert fini, je me dirige donc vers la Grande Scène afin d’aller voir Oasis, la seule occasion qu’il me sera peut être donnée d’assister à un de leur concert. Comprends-tu Fan, je ne suis pas bien adepte d’Oasis (j’étais trop jeune quand ils faisaient des trucs bien, et maintenant je suis trop culturée musicalement pour les apprécier aveuglément, t’vois), mais ils font partie des groupes qu’il faut avoir vu au moins une fois, juste question de pouvoir te la péter devant tes futurs mômes. Mais ayant pour philosophie de vie « un billet de concert pour Oasis jamais tu n’achèteras » (trop risqué), un festival les ayant pour tête d’affiche était l’idéal. Et bien il semblerait qu’Oasis se refuse à moi.

Sur le chemin vers la Grande Scène, un mouvement de foule marche en sens inverse. Et des rumeurs courent : Oasis aurait annulé son concert… Je décide donc de m’arrêter au stand info du festival. Une affiche indique en effet que le concert n’aura pas lieu, mais que Madness montera sur scène à leur place. On entend de-ci, de-là que les frères se seraient bastonnés quelques minutes avant de monter sur scène. Info ou intox ? Ce sera en fait plus ou moins confirmé dans les heures qui suivent.

Quoiqu’il en soit, point d’Oasis pour nous. Et une double ration de Madness, qu’on a du mettre sous perfusion de coca-/café-ine, avant de les renvoyer sur scène frais comme des gardons. Fan, je tenais d’ailleurs à te faire part de ma grande admiration pour ces plus tout jeunes. Ils ont remplacé au pieds levé, alors qu’ils avaient déjà assuré un concert en début de soirée et ont cartonné. Il y avait finalement pas mal de monde. Et de mon point de vue, il méritaient largement plus la grande scène que les 2 autres qui à bientôt 40 ans, en sont toujours à se chamailler…

Ah oui, et, des vraies jolies photos de la journée :
Chez Robert Gil : YYYs | Madness 1 | Bloc Party | Madness 2

et sur Le Hiboo

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