18 décembre 2008 @ L’Orange Mécanique

Je hais Noël. Voilà, c’est dit.

Enfin non, ce n’est pas « Noël » que je déteste, au contraire. J’attends avec impatience ce jour pendant environ 365 jours tous les ans… Bien sûr parce que qui dit Noël, dit préparation des fameux biscuits à la cannelle en écoutant David Bowie, et qui dit Noël, dit gâteau roulé de Mamie, mais pas que. Qui dit Noël dit également réunion de famille (au sens le plus positif du terme), partage et joie, blagues et contrepèteries, chocolat et crise de foie…

Mais je m’égare. Ce n’est donc pas « Noël » que je déteste, ce sont les « gens en cette période ». Certes, je ne les apprécie guère plus durant le reste de l’année. Mais ce sentiment s’exacerbe lorsque l’on approche des fêtes. Ils sont insupportables, tout joyeux, tout mielleux, à la limite de la niaiserie. Ils sourient tendrement quand on leur marche sur les pieds, laissent descendre avant de monter dans le métro. Ils usent et abusent de « Je vous en prie chère madame », et autres « Je vous laisse la dernière place libre du wagon, j’insiste ».
Alors qu’il fait froid, nuit et que le Père Noël n’existe pas. Vraiment pas de quoi se réjouir !

Encore tout à l’heure, j’ai percuté accidentellement une dame qui était en train de regarder une vitrine (d’ailleurs décorée avec tant de goût, je vous laisse imaginer, c’était indescriptible). Et bien cette dame m’a fait un grand sourire et s’est noyée sous une cascade d’excuses, toute désolée qu’elle était de m’être rentrée dedans…
Un instant je me suis demandée si l’on ne m’avait pas envoyée dans une autre dimension sans me prévenir ! Depuis quand les gens me demandent pardon de les avoir bousculer ? D’habitude, ce sont eux qui me bousculent avant de me lancer un regard noir et pousser un grognement qui donnerait des sueurs froides même à Chuck Norris.

Ce genre d’événement me rendrait presque contente de devoir passer une semaine à la campagne, loin de toute civilisation (mon téléphone ne capte pas, alors Internet, je vous laisse imaginer !)

Au moins, je n’aurais pas à feindre publiquement un certain intérêt pour mes congénères. Et puis en rentrant, je pourrais moi aussi reprendre mes habitudes et répéter à qui veut l’entendre « je n’aime pas les gens« , ça ne choquera plus personne, l’euphorie de Noël sera déjà loin…

La suite à la prochaine gommette…

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